Tic. Et. Tac.


Le temps. Le temps passe et l'espace temps d'un temps à contretemps contre tant d'instants tant pis le temps me tente et me tue et tu prends ton temps d'un temps d'avant un tantinet tangible et Montand prend son temps et perd ses dents en dedans et le temps suspend mon temps et montant tout le temps d'un cran tu mens le temps de tempérer et cet élan du printemps s'arrêtant tu te pends à mille temps tu en a mis du temps, Résistant !


- Le Temps -

De la notion de ventilation


(Respire !)
... (Est-ce que je viens de penser ça ?)
Merde, j'crois bien que j'ai prononcé ça tout haut...

(Inspire)
Expire...

On dirait que ça marche. (Tant mieux... mais doucement quand même.) C'est vrai, pas encore l'habitude. (Plus l'habitude.) Mollo comme tu dis. Faudrait pas que la flammèche s'éteigne.

(T'as raison.) A tout le temps vouloir aller trop vite de toutes façons, on voit bien ce que ça peut donner. Y'a qu'à ouvrir les yeux. (Tout autour.) Même ici. (Surtout ici.).

C'était pas si compliqué en fait. (C'était très compliqué). Ouais, pt'être, j'ai pas fait vraiment gaffe. (Evidemment que si t'as fait gaffe.) Oublie moi tu veux bien ? (.)

Chui où là au fait ? (.) ... (.) T'es où ? (Pas loin, t'inquiète.) Reste en veilleuse alors ; ça me va comme ça. (Pareil.)

C'est marrant comme ça résonne. On dirait même que la bulle est en acier maintenant. C'était pas du savon avant ? Et ça parait bien plus petit qu'au tout début, j'comprends pas. Me rappelait pas qu'y avait une porte aussi d'ailleurs...

Quelqu'un est sûrement passé ici. J'vois des traces par-ci par-là. Quoique. C'est pas flagrant en fait. Et cette présence... On dirait un frôlement dans l'air. Je respire toujours. Ca doit être ça. Rien de grave. Espérons. (Oui, espérons.)

(Bon tu ouvres ?). Il faut vraiment ? (Il faut choisir.) Facile à dire. (Facile à faire.) ...


- Cliquez pour voir le visa -

Dans le camp des bleus


Plouf dans l'eau. Re plouf. Re dans l'eau. En 24h de temps, j'ai fait deux gros ronds à la surface d'un liquide sur lequel j'espérais, peut être, faire des ricochets. Mais malheureusement mes deux galets ont coulés comme de grosses enclumes. Les résultats de la bourse du talent #34 et de la 20ème édition du Festival International du Photojournalisme à Perpignan (Visa Pour l'Image) viennent en effet de tomber. Choux blanc par deux fois donc.

A me convaincre que je n'espérerais pas grand chose de ces concours et à force de me focaliser sur le fait qu'il y ait vraiment peu de chance d'être un élu parmi la masse de dossiers et de talents présentés, j'ai sûrement fini par me dire intérieurement qu'en somme c'était comme jouer au loto. 100% des gagnants auront tenté leur chance. Soit. L'importance des résultats est alors tout relative, minimisée, décorrélée de sa valeur intrinsèque. Sauf que non. Ca touche. A l'aune des résultats, 100% des perdants ont été jugés. Ce qui est, au final, fort éloigné d'un tirage aléatoire parmi 49 petites boules colorées et numérotées.

Surtout lorsque l'un des festivals ne se contente pas d'envoyer une réponse stéréotypée. Ce qui est agréablement surprenant et aussi beaucoup pus impactant dans la défaite (comme dans le succès j'imagine...). Je vous fais donc partager un extrait du message de Visa Pour l'Image :

« J'ai regardé votre travail sur les Gurkhas avec intérêt, cependant je ne l'utiliserai pas pour cette 20ème édition. Vous comprendrez sans doute que je reçois plusieurs dizaines de propositions chaque semaine et qu'il me faut faire des choix, même si un refus de ma part ne remet en aucun cas en cause la qualité de votre travail. Votre travail étant composé de portraits, je me permets de vous joindre mon édito de l’an passé pour vous donner mon point de vue sur le portrait. »

L'édito en question :

« A Visa pour l’Image, nous avons toujours affirmé que nous n’aimions pas le « people ». Désolés ! Nous avions tort. Il faut reconnaître notre erreur. Au moins, les photographes qui font des portraits de people ont-ils du talent.
Cette année, en matière de photojournalisme, une grande tendance : la « people-isation » de l’info. Les photographes ne savent plus comment montrer les SDF, les militants, les combattants, les soldats, les femmes violées, les enfants de victimes, les parents de victimes, les paysans, les boxeurs, les prostitués, les transexuels, les orphelins, les immigrants, les drogués, ou toute autre catégorie socio-professionnelle, culturelle, religieuse, politique… Alors quoi ? On fait des portraits. Et on raconte l’histoire d’individu(s).
Fatigués ! Nous sommes fatigués de devoir regarder avec un air compatissant et enthousiaste tous ces improbables dossiers, semblant tout droit sortir d’une vieille cabine de photomaton. Des portraits. L’histoire, par le tout petit bout de la lorgnette… Des photos posées, ou même pire, imitations de photos pour passeport, qui ne veulent rien dire. Absence totale de réflexion, d’imagination.
Les photographes se plaignent souvent de la presse. Mais quand plus de 150 photographes nous proposent les mêmes portraits de SDF à Paris, qu’espèrent-ils donc ? C’est vrai, les journaux sont de plus en plus demandeurs de portraits. En allant dans leur sens, les photographes finissent par nous donner une image uniformisée, aseptisée. Et ennuyeuse. Et Tellement ennuyeuse…
Alors, à Perpignan, nous allons essayer d’en sortir. Pour tenter de faire réagir. Et surtout, pour montrer qu’il existe encore des photographes. Pas seulement des portraitistes. »

Outch ! Même si mon travail présenté n'était pas essentiellement composé de portraits (loin de là, disons environ 60% de photo type "portraits"), j'ai de quoi digéré pour les semaines à venir... Et de quoi réfléchir sur mes prochains éditing et reportages.

N'oubliez pas de visiter les galeries gagnantes de la BT#34... ;^)

Marchand de tapis #2


Pour ne pas faire l'imbécile deux fois, je propose, en avant première et avant de balancer sur ebay, une nouvelle annonce.

Pour un sac photo de la marque CRUMPLER®, modèle Company Embarrassment en parfait état (sauf une accroche de fermeture zip' remplacée par un anneau - cf. photos).


- sac fermé -

Livré avec 9 éléments de séparation (fixations par scratch). Acheté neuf 170 €. Longueur : 37cm, largeur : 28cm , épaisseur : 22.5cm (environ). Couleur extérieure : noir & olive. Couleur intérieur : orange.

Points Forts :
Accessibilité rapide du matériel (port en bandoulière et ouverture de type DJ's), étanchéité, capacité (2 boîtiers, jusqu'à 6 objectifs et plusieurs accessoires), sangle de stabilité et compartiment secret.


- sac ouvert -

Plus de photos de l'engin : http://www.ainsiparlelimage.com/crumpler/

Prix de vente immédiate : 75€ + frais d'envoi éventuel (c'est-à-dire hors Paris). Mais vous pouvez commencer les enchères en commentaire à partir de 25€ et/ou attendre qu'il soit sur ebay demain ;-). Va falloir être rapide.

marchand de tapis


Comme j'ai un peu ma maison sur le dos et du stock entreposé aux 4 coins de la France, j'ai décidé de faire un grand ménage de printemps. Parce que bon, ça suffat comme ci !

Et comme le marketing à outrance régule notre bonne vieille société de consommation, j'ai également décidé (puisque c'est mon intérêt — Ô le vilain !) de m'en inspirer pour me débarrasser, moyennant finance, de quelques bidules dont je ne me sers plus et qui ne font qu'alourdir mes baluchons.

La grande braderie se tient sur Ebay, forcément... Et pour l'instant, il y a 4 objets à dominante photographique (qui l'eût cru?) :

1 Filtre UV HOYA 82 mm

1 Filtre Polarisant Cokin A164

1 Appareil photo numerique 5.2 mégapixel Ricoh Caplio GX

1 Webcam firewire Apple iSight

Il y aura aussi bientôt mon portable Mac —celui sur lequel je travail actuellement, un Powerbook G4 15,4" — pour lequel je vais tenté de voir si un acquéreur est potentiellement intéressé pour l'acheter vers les 660€ (valeur de la côte actuelle).

Si, et seulement si, vous êtes intéressés par ces produits (y compris le mac), n'hésitez pas à enchérir et/ou à me prévenir directement (rien de mieux qu'une bonne vieille transaction à l'amiable, non ?). Et si vous pensez que ces petites choses seraient susceptibles de faire plaisir à l'une de vos connaissances, branchez le téléphone arabe ;^).

Prochainement (et pour me rattraper), un post beaucoup plus intéressant et culturel !

Oui / Non / Sans Opinion ?


Pour ceux qui n'ont pas eu l'opportunité de lire le numéro de février du Monde Diplo, l'article sur les Gurkhas est dorénavant en accès libre sur le site du journal.

A part ça, je suis en manque d'inspiration totale dernièrement et le blog ressemble de plus en plus à un lopin de terre en jachère... Ca s'en va et ça revient, paraît-il.

Et pour combler, voici (encore!) quelques images déposées sur JPGmag. Je ne sais pas trop pourquoi je m'évertue à essayer d'obtenir une publi dans ce magazine qui est à l'opposé de ma conception du boulot de photographe, mais tout le monde a ses petites contradictions, n'est-ce-pas ? J'y reviendrais peut être plus tard en détail...

Pour l'heure, je balance, brute de fonderie, les liens pour voter si vous en avez envie, à J-1 de la deadline pour 3 d'entre elles...


- Fresh Theme -


- Human Impact Theme -


- On The Go Theme -


- Street Fashion Theme -

Du plaisir pour esgourdes


***Edit 6/4/08***
J'ai oublié de préciser que le premier opus du Trio, Saison 1 (album auto produit) est en vente sur internet sur "No Majors" ou "Django Station".
***Fin Edit***

Oyé Oyé bons gens !

Pour relaxer et soigner vos tympans Z'agressés de pollutions sonores en tout genre, ne ratez surtout pas la série exceptionnelle de concerts du PMB trio à PARIS. Oui, oui, vous avez bien entendu : Paris, capitale de la France. C'est une grande première après le retour triomphale de leur tournée arabique.

Paul-Marie Barbier (vibraphone), Matthieu Bloch (contre-basse) et Pierre "Kamlo" Barré (guitare) vous emmèneront donc les 4, 5, 11 et 12 avril dans un voyage musical atypique, façonné de rythmes manouches si cher à Django, de nuances sensuelles des tangos argentins et de touches de bossa nova. Un voyage acoustique autour du monde teinté tout en finesse de sonorités orientales ou arabo-andalouses mais aussi de style plus new-yorkais.


- Affiche -

C'est au Théatre "Les Déchargeurs" que tout se passe (4, 5, 11 et 12 avril à 21h30) :
3, rue des Déchargeurs 75001 Paris
métro Châtelet
Réservations : 0892 70 12 28

Ne ratez surtout pas cette occasion de les voir, de les entendre (peut-être même de les toucher !) et de prendre en pleine figure un vrai grand moment de pur plaisir... A l'image de celui qu'ils prennent sur scène dans la sensibilité de leur art et le partage de leur univers musical. Et vlan !

Attention, je suis à la bourre dans mon annonce —il y a déjà eu un concert hier soir ; j'y étais... héhéhé, z'êtes jaloux hein ?— alors soyez réactif, il reste ce soir et la semaine prochaine...